Domaine des Cascades x DAF Active

Comment passer d’une entreprise qui génère de l’activité mais manque de visibilité financière à un pilotage permettant d’anticiper, décider et investir avec davantage de sérénité ?

C’est tout l’enjeu de la mission de Direction Administrative et Financière externalisée menée par DAF Active aux côtés de Frédéric Leblanc, gérant du Domaine des Cascades.


Quelques mois après le début de notre collaboration, nous avons pris le temps d’échanger, de manière très informelle, autour d’un café, sur son expérience de l’accompagnement. L’occasion de revenir sans langue de bois sur la situation de départ, les changements opérés et, surtout, sur ce que la présence d’un DAF à temps partagé a changé dans son quotidien de dirigeant.


Une entreprise familiale aux activités multiples

Le Domaine des Cascades est avant tout une aventure entrepreneuriale et familiale de plus de 30 ans.
Autour de Frédéric Leblanc et de son associé et frère Henri, le Domaine développe plusieurs activités complémentaires : restauration, réceptions privées et professionnelles, mariages et séminaires, auxquelles viennent s’ajouter les activités historiques de chasse et de pêche.
Une entreprise atypique, avec plusieurs métiers, une forte saisonnalité et donc des problématiques de gestion bien spécifiques.
Lorsque nous nous rencontrons, l’activité est bien présente. Le problème n’est pas de faire du volume, mais de parvenir à traduire cette activité en rentabilité et surtout en trésorerie.


Frédéric résume simplement la situation :
« On avait de l’activité, du volume, mais pas forcément de la rentabilité. »


La trésorerie est alors sous tension, avec le recours régulier au découvert bancaire et, surtout, une visibilité financière très limitée.
« Le pilotage, c’était très pifométrique ! »


Lorsque nous revenons sur sa manière de piloter l’entreprise avant notre collaboration, Frédéric ne cherche pas à embellir la situation :
« Le pilotage, c’était très pifométrique. »


La formule prête à sourire, mais elle résume parfaitement une réalité que connaissent beaucoup de dirigeants de TPE et PME.
Après plus de 30 ans d’activité, Frédéric connaît parfaitement son entreprise, ses métiers, ses clients et son environnement. Comme beaucoup d’entrepreneurs expérimentés, il pilotait avant tout à l’expérience, à l’intuition et au ressenti.
Cette approche lui a permis de développer le Domaine et de traverser de nombreuses situations.
Mais avec plusieurs activités à gérer simultanément — restauration, événementiel, chasse et pêche — et une entreprise devenue plus complexe, ce mode de fonctionnement atteignait progressivement ses limites.


La problématique n’était donc pas uniquement la trésorerie, même si celle-ci était effectivement sous tension, avec le recours au découvert bancaire. Elle était plus largement celle du pilotage quotidien de l’activité : manque d’indicateurs, visibilité insuffisante sur la rentabilité réelle, difficulté à mesurer les conséquences financières de certaines décisions et absence de projection suffisamment structurée.
Cette situation avait une conséquence directe : elle limitait parfois la capacité du dirigeant à prendre certaines décisions financières, managériales ou d’investissement.


Le premier enjeu de la mission DAF Active était donc clair : faire évoluer un pilotage essentiellement intuitif vers un pilotage structuré, sans jamais dénaturer l’expérience et l’instinct entrepreneurial du dirigeant.
Autrement dit, il ne s’agissait pas de remplacer l’intuition de Frédéric par des tableaux Excel, mais de mettre de la donnée derrière son intuition pour lui permettre de décider avec davantage de visibilité et de confiance.


Faire entrer un DAF dans l’entreprise : une petite appréhension au départ

Frédéric reconnaît volontiers qu’il avait une certaine appréhension avant le démarrage de la mission.
Faire entrer un DAF externalisé dans une entreprise familiale, regarder les chiffres, questionner certaines habitudes, instaurer des outils et une cadence de pilotage peut naturellement être perçu comme une forme de contrôle supplémentaire.


« J’avais un peu peur d’avoir quelqu’un avec moi en surveillance. »
Quelques mois plus tard, son regard est radicalement différent.
Nos rendez-vous réguliers du jeudi matin sont devenus un véritable temps de travail du dirigeant sur son entreprise.


« Finalement, je prends beaucoup de plaisir à te voir tous les jeudis matin avec moi parce que j’apprends tout un tas de choses. »
Cette phrase résume assez bien ma conception du métier de DAF externalisé. Il ne s’agit pas de prendre la place du dirigeant. Il s’agit au contraire de lui donner les informations, les outils et les clés de lecture lui permettant de mieux exercer son rôle.


Des chiffres, oui. Mais surtout de la pédagogie et de la confiance.

Au fil de notre échange, un mot revient régulièrement : la pédagogie.
Frédéric reconnaît volontiers avoir tendance à survoler certains sujets financiers. Le rôle du DAF consiste alors à transformer les données comptables et financières en informations compréhensibles et surtout utilisables pour prendre des décisions.
« J’avais vraiment besoin de pédagogie, de structuration. Tu me rassures, tu me ramènes de l’assurance avec de la donnée financière. »

C’est aussi progressivement une relation de confiance qui s’est construite.La mission ne se limite plus au contrôle de gestion ou à la production de tableaux. Elle s’étend naturellement aux décisions financières, aux rendez-vous bancaires, aux assurances, aux problématiques juridiques ou encore aux réflexions sur les investissements.
« Il y a une confiance mutuelle et une fluidité qui nous permettent vraiment d’avancer rapidement. »


Frédéric va même plus loin :
« Maintenant, je ne prends presque plus une décision sans passer par toi. »


Non pas parce que le dirigeant ne saurait plus décider seul, mais parce qu’il dispose désormais d’un sparring-partner financier avec lequel confronter rapidement une décision et en mesurer les conséquences.


Passer de « trouver des solutions » à « savoir où l’on va »

C’est probablement ici que se situe l’évolution la plus importante.
Comme beaucoup d’entrepreneurs expérimentés, Frédéric a toujours su réagir.
Trouver un financement. Négocier avec une banque. Reporter une dépense. Trouver une solution à une tension ponctuelle.
Mais piloter une entreprise ne devrait pas uniquement consister à résoudre les difficultés lorsqu’elles apparaissent.
L’enjeu est de les anticiper.
Le déploiement du contrôle de gestion, du budget, du prévisionnel de trésorerie et de la planification financière permet désormais de regarder plusieurs mois en avant.


Frédéric le résume avec ses propres mots :
« Je sais où je vais. »
Et lorsqu’une tension future apparaît, elle n’est plus découverte au dernier moment :
« Quand tu me dis : en mars, il va manquer un peu… au moins, maintenant, je le sais. »
C’est précisément cette visibilité qui permet de passer d’une logique de réaction à une logique de pilotage.


De premiers leviers économiques très concrets.

La mission a également permis d’aller chercher des leviers d’amélioration structurels.
Le travail engagé sur l’organisation juridique du groupe, les mandats sociaux et le passage au régime TNS doit notamment permettre de réduire significativement certaines charges.
Au cours de notre échange, Frédéric évoque un ordre de grandeur d’environ 30 000 € d’optimisation sur le volet social et 10 000 € sur l’organisation juridique et les coûts associés.
Mais au-delà de l’économie immédiate, la réflexion est plus globale : chaque euro économisé ou dégagé doit désormais contribuer à renforcer la trésorerie et financer les futurs projets de l’entreprise.
C’est là que la Direction Financière prend toute sa dimension : ne pas seulement réduire les coûts, mais réallouer les ressources vers ce qui créera demain de la valeur.


Financer des projets plutôt que financer des « pansements »

Cette évolution apparaît très clairement lorsque nous abordons ensemble la stratégie financière du Domaine.
Frédéric ne souhaite plus rechercher des financements simplement pour répondre à une urgence de trésorerie.
L’objectif est désormais d’anticiper suffisamment pour utiliser les financements comme de véritables leviers de développement.


« On peut être dans l’urgence à trouver des financements de pansement.
Maintenant, l’idée, c’est de savoir que les financements vont servir à quelque chose, qu’ils vont créer de la valeur derrière. »


Autrement dit : financer des actifs, des projets et de nouvelles sources d’activité plutôt que financer les difficultés du passé.
C’est un changement de perspective majeur.
« La sérénité, ça dégage l’esprit »


Lorsque je demande finalement à Frédéric ce que cet accompagnement lui apporte personnellement en tant que dirigeant, sa réponse tient en un mot :
« La sérénité. »
Puis il précise :
« La sérénité, ça dégage l’esprit. C’est savoir où on va. »
Cette phrase est probablement celle qui résume le mieux la valeur d’une Direction Financière externalisée.


Les tableaux, les budgets, les indicateurs, le contrôle de gestion ou les prévisionnels ne sont finalement que des moyens.
La finalité est ailleurs : permettre au dirigeant de libérer de la charge mentale, de prendre du recul et de consacrer davantage d’énergie au développement de son entreprise.


Et si c’était à refaire ?

Nous terminons notre échange par une question très simple :
Recommanderais-tu DAF Active à un autre dirigeant ?


La réponse de Frédéric est immédiate :
« Dans une entreprise qui galère, s’il y a de l’argent à dépenser quelque part, c’est là. »
Et lorsque je lui demande s’il referait aujourd’hui le choix de cet accompagnement :
« Clairement. Sans hésiter. C’est à refaire. Je le ferais dix fois. »
Difficile de trouver meilleure conclusion.


DAF Active : remettre la finance au service du dirigeant

L’expérience du Domaine des Cascades illustre finalement une conviction simple : une PME n’a pas nécessairement besoin d’un DAF à temps plein pour bénéficier d’une véritable Direction Financière.
Elle a besoin du bon niveau d’expertise, au bon rythme, et surtout d’un professionnel suffisamment proche du dirigeant pour comprendre son entreprise et transformer les chiffres en décisions.
Anticiper plutôt que subir.
Piloter plutôt que constater.
Financer la création de valeur plutôt que les urgences.
Et redonner au dirigeant de la visibilité et de la sérénité.


C’est précisément le rôle que nous cherchons à tenir chaque semaine aux côtés de nos clients chez DAF Active.


Romain Vérité
Expert DAF-ACTIVE

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